Duchy Notes
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Zone euro : le déficit reste à 3 % du PIB en 2025, mais la dette augmente

Le déficit public s'est maintenu à 3,0 % du PIB dans la zone euro en 2025 et à 3,1 % dans l'Union européenne, selon Eurostat. Malgré cette stabilité par rapport à 2024, le poids de la dette publique a augmenté dans les deux ensembles.

Une dette de 87,7 % du PIB dans la zone euro

À la fin de 2025, la dette publique représentait 87,7 % du PIB de la zone euro, contre 86,6 % un an auparavant. Dans l'ensemble de l'UE, ce ratio est passé de 80,3 % à 81,5 %.

Les dépenses comme les recettes publiques ont augmenté en proportion du PIB par rapport à 2024. Dans la zone euro, elles atteignaient respectivement 49,8 % et 46,8 % en 2025. Pour l'UE, les dépenses représentaient 49,4 % du PIB et les recettes 46,3 %.

Ces résultats proviennent de la seconde notification de 2026 transmise par les États membres dans le cadre de la procédure de déficit excessif (PDE). La publication précédente situait le déficit de 2025 à 2,9 % du PIB dans la zone euro et à 3,1 % dans l'UE. Elle évaluait leur dette à respectivement 87,8 % et 81,7 % du PIB.

Les séries annuelles jusqu'à 2025 sont commentées pour la zone euro à 20 membres, désignée par l'agrégat EA20. L'entrée de la Bulgarie le 1er janvier 2026 a depuis porté le nombre de membres à 21, soit l'agrégat EA21.

La Roumanie et la Pologne affichent les déficits les plus élevés

En 2025, onze États membres ont enregistré un déficit d'au moins 3 % du PIB. Les déficits les plus importants concernaient la Roumanie, à 7,8 % du PIB, puis la Pologne à 7,2 %, la Belgique à 5,2 % et la France à 5,1 %.

Seuls cinq pays ont dégagé un excédent : Chypre, à 3,6 % du PIB, le Danemark à 2,9 %, la Grèce à 2,0 %, l'Irlande à 1,8 % et le Portugal à 0,7 %. Tous les autres États membres étaient en déficit.

Sur le plan de la dette, douze pays dépassaient 60 % du PIB à la fin de 2025. La Grèce présentait le ratio le plus élevé, à 145,4 %, devant l'Italie (136,7 %), la France (115,7 %), la Belgique (108,1 %) et l'Espagne (100,5 %).

À l'autre extrémité, les ratios de dette les plus faibles étaient ceux de l'Estonie (24,0 % du PIB), du Luxembourg (26,0 %), du Danemark (27,2 %), de la Bulgarie (29,9 %), de l'Irlande (34,8 %), de la Suède (35,1 %) et de la Lituanie (39,3 %).

Les valeurs de référence du pacte de stabilité et de croissance, sur lesquelles s'appuie la procédure de déficit excessif, sont de 3 % du PIB pour le déficit public et de 60 % pour la dette publique, rappelle le Conseil de l'UE.

Les comptes bulgares font l'objet d'une réserve

Dans sa publication du 21 octobre 2026, Eurostat a formulé une réserve sur la qualité des données bulgares pour 2025. Les échanges avec les autorités statistiques du pays portent sur la manière de comptabiliser certaines opérations de l'Agence des infrastructures routières (RIA). La Bulgarie comptabilise actuellement ces montants comme une charge sur le déficit de 2025 équivalant à 0,6 % du PIB.

Le Conseil a par ailleurs ouvert une procédure de déficit excessif contre la Bulgarie le 10 juillet 2026. Cette décision reposait sur un déficit public projeté à 4,1 % du PIB en 2026, qui devait encore dépasser 3 % en 2027.

Dix pays sous procédure, des échéances jusqu'en 2030

Selon le récapitulatif de la Commission européenne, dix États membres font l'objet d'une procédure de déficit excessif en cours au 24 octobre 2026 : l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Finlande, la France, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie.

Le Conseil avait ouvert la procédure visant l'Autriche le 8 juillet 2025, puis celle concernant la Finlande le 20 janvier 2026. Il a en revanche clôturé la procédure concernant Malte le 12 juin 2026.

Les échéances fixées par le Conseil pour ramener le déficit sous 3 % du PIB sont 2028 pour la Pologne, 2029 pour la France et la Belgique, et 2030 pour la Roumanie. L'échéance belge a été révisée en juin 2025.